Les grands Papes de l’Église Catholique

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Les grands Papes de l’Église Catholique  (The great Popes of the Catholic Church)

L’histoire de la papauté
Le 2 février 962, Otton 1er est couronné empereur des Romains à Rome par le pape Jean XII. Otton Ier souhaite contrôler l’élection pontificale, le 13 février 962, il oblige tout nouveau pape, à prêter serment auprès de l’empereur ou de son envoyé avant de recevoir la consécration. La collaboration étroite entre des deux pouvoirs se fait dès lors à l’avantage de l’empereur : tout en donnant des privilèges au Saint-Siège, il place donc la papauté sous tutelle impériale. Otton Ier n’hésite pas à faire nous dirions aujourd’hui démissionner par un concile le pape Jean XII qui intriguait contre lui dès 963. Il exige ensuite des Romains un serment où ceux-ci s’engagent à : « n’élire ni ordonner aucun pape en dehors du consentement du seigneur « Otton ou de son fils » L’empereur contrôle alors totalement l’élection du pape. Les avantages en sont considérables. Pouvoir compter sur la collaboration du pontife garantit l’autorité impériale sur les Églises locales du Saint-Empire. L’empereur utilise en effet les évêques pour diriger l’empire.

Otton III s’occupe lui aussi des affaires de la papauté. Dans un premier temps, il fait élire son cousin Bruno au siège pontifical Il dénoue les conflits qui opposent le pape et les nobles romains. Dans un texte de janvier 1001, les rapports entre le pape Sylvestre II et l’empereur sont redéfinis.

Le concile de Trente est le dix-neuvième concile œcuménique reconnu par l’Église catholique romaine. Convoqué par le pape Paul III en 1542, en réponse aux demandes formulées par Martin Luther dans le cadre de la Réforme protestante, il débute le 13 décembre 1545. Il se déroule en dix-huit ans, sur vingt-cinq sessions, et cinq pontificats. En réaction aux progrès de la Réforme protestante, il définit le péché originel, la justification, une autorité de la Bible spécifique au catholicisme romain et confirme les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation. Sur le plan disciplinaire, il crée les séminaires diocésains, destinés à former les prêtres. Trente est l’un des conciles les plus importants de l’histoire du catholicisme ; il est le plus abondamment cité par le concile Vatican deux.

Le pape Jean XXIII, âgé de 82 ans, que l’on décrivait comme un pape de transition du fait de son âge lors de son élection, crée la surprise en annonçant un «aggiornamento» de l’Église catholique, c’est-à-dire un grand concile destiné à adapter l’Église au monde moderne.

Vatican II s’ouvre le 11 octobre 1962. Parmi les grandes réformes figurent l’ouverture envers les autres religions, la disparition du latin au bénéfice des langues locales pour les offices religieux et l’attention de l’Église aux problématiques sociales.

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Benoit XVI / Saint Jean-Paul II / Paul VI / Saint Jean XXIII / Pie XII / Saint Pie X

Six Papes célèbres de l’Eglise Catholique toujours d’actualités  The great Popes of the Catholic Church

Benoît XVI

Le 24 mars 1977 le pape Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising. Le 28 mai 1977, il est consacré archevêque. Il choisit alors comme devise la citation de la Troisième épître de Jean : cooperatores veritatis (coartisans de vérité). Cette devise montre l’importance qu’il place dans la recherche de la vérité mais aussi la façon dont il envisage sa pastorale d’évêque.

le 27 juin de la même année, il est promu cardinal lors du dernier consistoire de Paul VI.

Le 25 novembre 1981, quatre ans et demi après leur première rencontre, Jean-Paul II nomme le cardinal Ratzinger préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’un des dicastères de la curie romaine, ce qui l’amène, le 15 février 1982, à renoncer à la charge pastorale de l’archidiocèse de Munich et de Freising.

Après un conclave d’à peine plus de vingt-quatre heures, le 19 avril 2005, la fumée blanche apparaît sur le toit de la chapelle Sixtine à 17h56. À 18h35, le cardinal protodiacre chilien Jorge Arturo Medina Estévez, annonce publiquement sur la place Saint-Pierre le traditionnel habemus papam et l’élection du cardinal Ratzinger comme successeur de Jean-Paul II en tant que 265e pape sur le trône pontifical.

Lors de sa première apparition publique ce 19 avril 2005, avant la première bénédiction Urbi et orbi de son pontificat, le nouveau pape, sous le nom de Benoît XVI, prononce les mots suivants :

« Chers frères et chères sœurs, après le grand pape Jean-Paul II, Messieurs les Cardinaux m’ont élu moi, un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur. Le fait que le Seigneur sache travailler et agir également avec des instruments insuffisants me console et surtout, je me remets à vos prières, dans la joie du Christ ressuscité, confiant en son aide constante. Nous allons de l’avant, le Seigneur nous aidera ainsi que Marie, Sa Très Sainte Mère. »

A 78 ans, il est le pape le plus âgé au jour de sa prise de fonctions depuis Clément XII en 1730. Il s’agit du premier pape d’origine germanique depuis Victor II (1055-1057),

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Jean Paul II

Karol Józef Wojtyła est né près, de Cracovie, en Pologne le 18 mai 1920. Il est un prêtre polonais, il devient évêque puis archevêque de Cracovie et cardinal, il est élu pape de l’Église catholique romaine le 16 octobre 1978 sous le nom de Jean-Paul II

Son pontificat de 26 ans en fait le troisième plus long de l’histoire de l’Église après celui de Saint Pierre, et celui de Pie IX (31 ans). C’est le premier pape non italien depuis le pape hollandais Adrien VI en 1520, et le premier pape polonais de l’histoire de l’Église.

Sa volonté de rapprocher les religions a conduit à sensiblement améliorer les relations de l’Église catholique avec les Juifs, les Églises orthodoxes, et les Anglicans. Il est à l’origine de la première réunion internationale inter-religieuse d’Assise en 1984, réunissant plus de 194 chefs de religions. Peu de temps après sa nomination comme évêque, le nouveau pape Jean XXIII décide d’ouvrir le IIe concile œcuménique du Vatican A 34. L’évêque Karol Wojtyla est alors invité à participer au concile. La phase préparatoire se déroule du 2 janvier 1959 au 11 octobre 1962
Il est nommé archevêque au côté du Cardinal Wyszyński, primat de Pologne, et figure de proue de l’épiscopat polonais dans la résistance au communisme. Paul VI le nomme archevêque de Cracovie le 30 décembre 1963.[ ]Il entre en fonction le 13 janvier 1964. Cette nomination continue à être soutenue par le régime communiste, qui considère toujours Karol Wojtyla, du fait de son absence d’implication dans les débats politiques

Paul VI le nomme cardinal de San Cesareo in Palatio le 28 juin 1967. Agé de quarante-sept ans, il est alors le plus jeune de tous les cardinaux vivants. Suite à sa nomination comme cardinal, Karol Wojtyla passe deux mois par an au Vatican.

Le 26 août 1978, à la mort de Paul VI, Karol Wojtyla, cardinal, participe à l’élection du futur pape. Albino Luciani, patriarche de Venise, il est alors élu, et prend le nom de Jean-Paul Ier en hommage aux deux précédents papes qui ont ouvert et fermé le Concile Vatican II, Jean XXIII et Paul VI. Jean-Paul Ier meurt trente-trois jours plus tard. Au cours de ce conclave, Karol Wojtyla avait déjà reçu neuf voix de cardinaux. Karol Wojtyla, qui était aussi pressenti, est élu au huitième tour de scrutin, le 16 octobre 1978, Pape de l’Église catholique romaine.

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Paul VI

Giovanni Battista Montini naît le 26 septembre 1897 à Concesio. Il est baptisé à l’église de Pieve di Concesio le 30 septembre de la même année

Il a deux frères : l’aîné, Lodovico, sera sénateur, et le plus petit Francesco, sera médecin.

Comme le veut la coutume pour les familles bourgeoises de Brescia, il est confié à une nourrice. C’est Clorinda Zanotti, une mère de quatre enfants vivant à Sacca di Nave (près de Concesio), qui s’occupe de lui pendant quatorze mois.

En 1902, Giovanni Battista commence sa scolarité au collège Cesare Arici de Brescia, tenu par des jésuites. Il y fait la connaissance d’Andrea Trebeschi, avec qui il entamera ses premières grandes actions pendant la Première Guerre mondiale. Il fréquente également en parallèle la congrégation Sante Maria della pace, inspirée par Philippe Néri.

De santé fragile il est contraint de suspendre sa scolarité au bout de deux ans. Sa mère le fait alors étudier à la maison.

L’année suivante (en 1905), Montini reprend l’école. Ses études, quoique décousues, sont assez brillantes, si bien que ses camarades le surnomment « le bûcheur ». Il doit suspendre à nouveau ses études en 1910, toujours pour des raisons de santé. Ses parents décident alors de le retirer définitivement du collège et de lui faire donner des cours particuliers, afin qu’il puisse présenter l’examen de fin d’études secondaires en candidat libre.

Après cinq scrutins infructueux, le cardinal Montini est élu Pape au sixième tour, le 21 juin 1963, La Croix publia son édition spéciale sur sa nomination quelques minutes à peine après. Le 22 juin, lendemain de son élection, le pape s’adresse aux cardinaux réunis dans la chapelle Sixtine dans un message retransmis par Radio Vatican. Il affirme les principaux objectifs de son pontificat : reprendre le Concile Vatican II (« La partie la plus importante de notre pontificat sera occupée par la continuation du deuxième concile œcuménique du Vatican, vers lequel sont tournés les yeux de tous les hommes de bonne volonté. »), œuvrer à la paix entre les peuples et à l’unité des chrétiens.

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Saint Jean XXIII

Jean XXIII fut un grand personnage du XXe siècle. Angelo Giuseppe Roncalli est né le 25 novembre 1881. À 23 ans, après avoir effectué son service militaire et après avoir obtenu son doctorat en théologie, il est ordonné prêtre et célèbre sa première messe. Il devient le secrétaire de Mgr Rodini en 1905. À la mort de celui-ci, Angelo écrit la biographie de ce grand maître si attachant pour lui. Il fut ensuite professeur d’histoire de l’Église au Séminaire de Bergame. En 1914, la guerre menaçait l’Italie et Angelo dû retourner à son poste de sergent.

Il travailla comme aumônier des hôpitaux militaires de Bergame. Nommé archevêque, en 1925, il est envoyé en Bulgarie en qualité de visiteur apostolique. En 1934, il est transféré en Turquie avec le statut de Délégué de Turquie et de Grèce. Et en 1944, son poste de Nonce à Paris, à titre de représentant du pape auprès d’un gouvernement étranger, est considéré comme la nonciature la plus importante et la plus haute. Quelques années passèrent et Mgr Roncalli fut nommé cardinal et patriarche de Venise. Enfin, il fut élu pape, à 77 ans, à la mort de Pie XII. Il prit le nom de Jean XXIII.

Sa principale action en tant que pape reste la convocation du concile Vatican II.
Par « l’aggiornamento », c’est-à-dire une profonde remise à jour des enseignements, de la discipline et de l’organisation de l’Église, il provoque un renouveau sans précédent à la vie religieuse. Très préoccupé par les problèmes internationaux, il écrit sept encycliques, dont
« Pacem in Terris ». Jean XXIII a manifesté une grande ouverture d’esprit notamment par ses communications avec l’Église orthodoxe.
les responsables protestants, le concile mondial des Églises et les judéo-chrétiens.

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Pie XII

Elu Pape le 2 mars 1939.

Eugenio Pacelli annonce dès 12 ans son intention d’être prêtre et non homme de loi, ce qui n’étonne pas sa famille (il était fasciné par Saint Philippe Neri, discipliné, sportif (natation, cheval, canot) musicien (violon) s’intéressant à l’archéologie, il commence en 1894 sa théologie à l’Université grégorienne. Il est le premier pape à utiliser la télévision. Le 23 décembre 1950, il y annonce la découverte de la tombe de saint Pierre, retrouvée exactement à l’aplomb de la coupole de Michel-Ange (sous l’autel majeur) à la suite de fouilles archéologiques.

L’arrivée de Pie XII signifie effectivement un changement de style: moins direct dans ses condamnations, il cherche à empêcher la guerre (en particulier après l’invasion de la Tchécoslovaquie, le 15 mars 1939), de maintenir la possibilité au Saint Siège d’être un éventuel médiateur et, en tout cas à rester neutre.

Entre mars et septembre 1939, le nouveau pape donne des signes diplomatiques dans toutes les directions pour essayer d’empêcher la guerre sans donner l’image de se ranger du côté d’une des parties: il envisage une conférence internationale ,] il conseille la modération à la Pologne devant les revendications allemande sur Danzig, nomme le 10 mars le cardinal Luigi Maglione, réputé francophile, pour le remplacer comme secrétaire d’État (poste que celui-ci occupe jusqu’à son décès le 22 août 1944). Il trouve le soutien de l’ambassadeur britannique Osborne pour une initiative vaticane de paix, il reçoit Sumner Welles (émissaire de Roosevelt) et il conforte ses liens avec Joe Kennedy connu lors de son voyage aux USA, en attente de nouer un lien diplomatique officiels . Le 31 mars 1939, Pie XII salue la victoire de Franco obtenue avec l’aide de l’Allemagne et de l’Italie dans la guerre. Bien que les archives vaticanes de cette période ne soient publiées qu’en partie (les onze volumes des Actes et documents du Saint-Siège relatifs à la Seconde Guerre mondiale), on peut retracer les prises de positions publiques de Pie XII de 1939 à 1945 en tenant compte de trois éléments: la situation du Vatican, la position doctrinale du pape, et l’estimation des menaces sur les catholiques dans les zones sous domination nazie, en particulier dans le cas Polonais dès le début de la guerre.

Le 8 mai 2007, les membres du tribunal de la congrégation pour la Cause des saints votent à l’unanimité le jugement positif et conclusif du procès en vue d’établir «les vertus héroïques» de Pie XII.

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Saint Pie  X

Né dans une famille de condition modeste, son père Giovanni Battista Sarto (1792-1852) est facteur rural et sa mère Margherita Sanson (1813-1894), couturière, il reçoit la tonsure en 1850 et entre au séminaire de Padoue. Il est ordonné prêtre en 1858. Il devient vicaire de la paroisse de Tombolo, avant d’être nommé archiprêtre de Salzano en 1867, puis chanoine de la cathédrale de Trévise en 1875. Parallèlement, il devient directeur spirituel du séminaire du diocèse.

Les multiples mérites de cet homme de Dieu, ses vertus remarquables, sa sainteté de vie, son zèle pour le salut des âmes, sa compétence à gouverner le diocèse de Trévise étaient choses bien connues du Pape Léon XIII, qui, voulant lui témoigner sa confiance, le nomma dans le Consistoire du 10 novembre 1884, à l’évêché de Mantoue.

Au septième tour de scrutin, le Cardinal Sarto fut élu Successeur de saint Pierre, le 4 août 1903, par 50 voix en sa faveur.
L’humble élu, la tête basse, les yeux fermés et les lèvres murmurant une prière, écoute la sentence, et selon la formule habituelle, le Cardinal doyen s’approche de lui et l’interroge : « Acceptez-vous votre élection, selon les règles canoniques, au Souverain Pontificat ? ». L’auguste élu, levant au ciel des yeux baignés de larmes dit, à l’exemple du Sauveur au Jardin des Oliviers : « Si ce calice ne peut être éloigné de moi, que la volonté de Dieu soit faite : J’accepte ». Le grand sacrifice est accompli ; Joseph Sarto, l’humble enfant Du facteur municipal et de la couturière de campagne, devient Pape.

Le seul chant liturgique adopté par l’Eglise fut celui auquel St. Grégoire le Grand a donné son nom. A côté du chant grégorien l’Eglise admit aussi la musique polyphonique, que le génie classique de Palestrina et de quelques autres compositeurs porta à son apogée au XVIème siècle.
Toutefois, ça et là, les compositions profanes et théâtrales prenaient le pas sur le chant grégorien qui, par ailleurs commençait à être dénaturé par les liturgistes.
Dans son Encyclique Motu proprio du 22 novembre 1903, le Pape Pie X s’élevait avec force contre cette profanation. Il créa une commission spécialement chargée de rétablir dans sa beauté primitive le chant liturgique, et fonda l’école supérieure de musique sacrée. Le 19 août 1914, un Prélat lui administra les derniers sacrements, qu’il reçut avec beaucoup de piété.

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