Toulouse Lautrec et le moulin rouge

Le Moulin rouge
Depuis son ouverture le 5 octobre 1889, le Moulin rouge est devenu le plus moderne des cabarets de Paris.Joseph Oller et Charles Zidler, les deux propriétaires du cabaret n’ont pas choisi le haut de la butte, mal fréquenté, mais le pied de la butte Montmartre.
C’est pour rappeler avec nostalgie les moulins de Montmartre qu’ils ont choisi de décorer leur cabaret avec un moulin factice. Le cadre était inhabituel et permettait presque toutes les folies. Dans le jardin, on avait mis un éléphant géant venant de l’exposition universelle, dans lequel s’était installé un orchestre. Depuis son ouverture le 5 octobre 1889 le Moulin rouge est devenu le plus moderne des cabarets de Paris. Au pied de la butte des jeunes femmes pouvaient se promener à dos d’âne pour 50 centimes. Il y avait aussi une scène de café-concert au fond de la salle de bal, à l’intérieur, où on trouvait aussi des fauteuils et quelques loges à l’étage.
La Goulue, quant à elle, de son vrai nom Louise Weber, est née à Clichy-la-Garenne, d’une famille juive, originaire d’Alsace. Elle travailla comme blanchisseuse. Sa carrière fut lancée par Celeste Mogador, ex gloire du bal Mabille et Grille d’Égout, chorégraphe-danseuse. Elle se produisit dans divers cabarets de Paris. Charles Desteuques, gaston Goulu-Chilapane furent ses mentors. Gabriel Astruc et Thérésa lui donnèrent son nom de scène. C’est seulement de 1890 à 1895 qu’elle est engagée au Moulin rouge. (En 1893, elle participa à l’inauguration de l’Olympia). Elle sera licenciée en 1894 et se lancera comme artiste belluaire dans les foires. À partir de 1923 sa vie tourne à la déchéance de l’alcoolisme et elle meurt en 1929 à l’hôpital Lariboisière de Paris. Malgré la tournure qu’aura pris la vie de Louise Weber, Lautrec restera toujours son ami et lui décora sa baraque à la Foire du Trône.
Une nouvelle danse inspirée du Quadrille ou « chahut » et de plus en plus populaire : le French Cancan, exécutée sur un rythme endiablé par des danseuses aux costumes affriolants. Des danseuses illustres resteront dans l’Histoire du Moulin rouge incluant la Goulue, Jane Avril, la Môme Fromage, Grille d’Égout, Nini Pattes en l’Air et Yvette Guilbert. Le Moulin rouge est un lieu aimé des artistes, dont le plus emblématique fut Henri de Toulouse-Lautrec. Ses affiches et ses tableaux assurèrent au Moulin rouge une notoriété rapide et internationale.

Source Wikipédia

 

Exposition culture et savoir à la ferme aux mille lumières 2014

Plus 13 000 mille visiteurs pour Toulouse Lautrec et le moulin rouge

 

 

Henri de Toulouse-Lautrec

Né Henri Marie Raymond Toulouse-Lautrec-Monfa le 24 novembre 1864 à Albi et mort le 9 septembre 1901 au château Malromé, est un peintre et lithographe français de la fin du XIXe siècle.
Problèmes de santé et infirmité.
Henri de Toulouse-Lautrec eut une enfance heureuse jusqu’au moment où débuta en 1874 une maladie qui affectait le développement des os, la pycnodysostose. Ses os étaient fragiles et, entre mai 1878 et août 1879, il souffrit d’une fracture au fémur à chaque jambe, qui l’empêcha de grandir au-delà d’une taille de 1,52 m. On essaya de le guérir au moyen de décharges électriques et en lui mettant à chaque pied une grande quantité de plomb.
Le tronc était d’une taille normale, mais ses jambes étaient trop courtes. Il avait des lèvres et un nez épais. Il avait un cheveu sur la langue, ce qui le faisait zézayer en parlant. Il en jouait, faisait le provocateur dans les salons. Il se fit photographier nu sur la plage de Trouville-sur-Mer, en enfant de chœur barbu, ou avec le boa de Jane Avril (dit « Mélinite »), tout en étant très conscient du malaise que suscitait son exhibitionnisme.

En juillet 1881, Henri échoue au baccalauréat à Paris, mais est reçu à Toulouse à la session d’octobre. C’est alors qu’il décide de devenir artiste. Soutenu par son oncle et René Princeteau, ami de son père et peintre animalier, il finit par convaincre sa mère. De retour à Paris, il rend visite à René Princeteau, dans son atelier au 233, de la rue du Faubourg-Saint-Honoré.
Vie parisienne
Incapable de participer aux activités qu’un corps normal aurait permis, Toulouse-Lautrec vécut pour son art. Il devint un peintre du postimpressionnisme, un illustrateur de l’Art nouveau et un remarquable lithographe ; il a croqué le mode de vie de la Bohème parisienne à la fin du XIXe siècle. Au milieu des années 1890, il a contribué par des illustrations à l’hebdomadaire humoristique Le Rire.
On le considérait comme « l’âme de Montmartre », le quartier parisien où il habitait. Ses peintures décrivent la vie au Moulin Rouge et dans d’autres cabarets et théâtres montmartrois ou parisiens, il peint Aristide Bruant ainsi que dans les maisons closes qu’il fréquentait et où, peut-être, il contracta la syphilis. Il avait notamment une chambre à demeure à La Fleur blanche. Trois des femmes bien connues qu’il a représentées étaient Jane Avril, la chanteuse Yvette Guilbert et Louise Weber, plus connue comme La Goulue, danseuse excentrique qui créa le « cancan », enfant de Clichy dans les Hauts-de-Seine où elle travailla comme blanchisseuse avec sa mère.
Toulouse-Lautrec donnait des cours de peinture et encouragea les efforts de Suzanne Valadon, un de ses modèles qui fut probablement sa maîtresse.
Décès
Alcoolique pendant la plus grande partie de sa vie d’adulte (il avait coutume de mélanger à son absinthe quotidienne du cognac, au mépris des convenances de l’époque), il entra dans un sanatorium peu avant sa mort à Malromé, la propriété de sa mère, à la suite de complications dues à l’alcoolisme et à la syphilis, à près de 37 ans. Il est enterré à Verdelais (Gironde) à quelques kilomètres de Malromé.
Malgré une vie courte et marquée par la maladie, l’œuvre du peintre est très vaste : le catalogue raisonné de ses œuvres publié en 1971 énumère 737 peintures, 275 aquarelles, 369 lithographies (y compris les affiches) et environ 5 000 dessins.

Source Wikipédia