Exposition « Les Cousines des Trois Petits Cochons » – 2010

Tout le monde se rappelle de l’histoire du Loup et des « Trois Petits Cochons ». Mais connaissez-vous les Trois Cousines des Trois Petits Cochons ? Voici leur histoire.

Hubert, le papa des Trois Petits Cochons, avait une sœur qui s’appelait Gladis. Et Maman Gladis, la sœur d’Hubert, avait trois jolies filles qui habitaient à Fitilieu. Oui, vous savez, tous les enfants connaissent « La Ferme aux mille lumières » de Fitilieu.

Les trois filles étaient très gentilles avec leur maman Gladis et leur papa qui s’appelait Gustave.

Papa Gustave, était bûcheron dans la forêt du bois dormant. Il travaillait dur ; oui, très dur, et c’était un travail de force, un travail pénible ; aussi, il était très fatigué.

Il aurait voulu enfin prendre sa retraite pour mieux s’occuper de ses filles. Mais pauvre Papa Gustave devait travailler encore longtemps ; oui, très longtemps, car il avait lu dans le journal, Le Dauphiné Libéré, que le méchant Zargo, qui était le petit cousin du Grand Méchant Loup, voulait le faire travailler encore longtemps, très longtemps.

Voilà pourquoi il ne pouvait pas venir voir ses trois filles.

Maman Gladis, elle, restait à la ferme ; elle avait beaucoup de travail pour s’occuper des ses trois jolies poupées.

Les Cousines des Trois Petits Cochons étaient gentilles, polies, serviables, il y avait Garla, Rachiga et Moutir.

Garla, était brune et potelée comme Nif-Nif son cousin ; elle chantait toute la journée au grand désespoir de sa maman et de ses sœurs, car la pauvre petite cochonne chantait faux ! très très faux !

Rachiga était rousse, pas toujours très juste ni très gentille. Elle s’occupait de la basse-cour et des animaux de la ferme. On ne l’aimait pas beaucoup. Et comme elle était toujours habillée comme une princesse, son cousin Naf-Naf se moquait d’elle. Pour l’embêter, il la surnommait Justizia, car c’était elle qui gardait les seaux de la basse-cour. Rachiga se mettait alors en colère, et elle s’enfermait toute la journée dans le poulailler.

La douce blonde Moutir était gourmande comme son cousin Nouf-Nouf. Quand Maman Gladis faisait un bon gâteau, Moutir se mettait de la crème de partout ; elle salissait tous ses beaux vêtements. Elle riait tout le temps et s’amusait avec ses sœurs toute la journée.

Et quand les Trois Cousines avaient fait leurs devoirs, elles pouvaient aller se promener dans la forêt du bois dormant, tout près de La Ferme aux mille lumières.

Un jour, Maman Gladis leur dit d’aller chercher des champignons dans la forêt du bois dormant.

– Surtout, leur dit-elle, faites bien attention au Grand Méchant Loup !

Et elles se mirent à cueillir des champignons.

– Oh, regardez !, dit Rachiga, mais c’est le grand méchant loup ?

Celui-ci était assis sur un tronc d’arbre et il pleurait, il pleurait… Les Trois cousines s’approchèrent du Grand Méchant Loup et Garla lui dit :

– Mais Grand Méchant Loup, pourquoi tu pleures ?

– Ah ! mes petites si vous saviez pourquoi je pleure !

Et les Cousines des Trois Petits Cochons répondirent toutes ensemble :

– Mais pourquoi ? mais pourquoi ? tu pleures grand méchant loup ?

Et le loup se leva et leur dit :

– Voilà, j’ai reçu une lettre de mon cousin, le petit Zargo. Mais vous savez, je ne sais pas lire, car je n’ai pas été à l’école. Ah ! comme je regrette de ne pas avoir appris à lire et à écrire comme vous !

Il montra sa lettre, et Moutir lui dit :

– Mais qu’y a-t-il dans cette lettre ? Voilà : ton cousin, le petit Zargo, ne t’a pas invité au repas de Noël. Et pourquoi ? lui demanda-t-elle.

– Parce que j’avais promis à mon papa de ne plus manger.

– Mais de ne plus manger quoi ? lui demanda Rachiga.

– Eh bien, vous savez ! dit le loup.

– Mais quoi ? mais quoi ? dirent ensemble les trois cochonnes.

Puis Garla pris la lettre. Elle se mit à lire la lettre à voix haute à ses sœurs. Il y avait écrit dans la lettre…

– Oh ! mais c’est affreux ! c’est affreux ! dit Garla.

– Il y avait écrit dans la lettre de ne plus aller à la charcuterie et de ne plus manger des cochonnailles, donc plus de saucisson ni de bons pâtés…

– Il a raison ton cousin Zargo, mais, quand même, il n’est pas très gentil de ne pas t’avoir invité dans son palais princier. Écoute : nous, on va t’inviter au repas de Noël et, tu sais, il y aura pleins de bonnes choses à manger : des écrevisses, des poulets, des carottes…

– Oh ! que vous êtes gentilles, s’exclama le loup. J’aime tout cela.

– Alors tu viendras manger à La Ferme aux mille lumières ?

– Oh oui ! dit le Loup, et je vous apporterai de la confiture de mon cousin.

– Mais oui, je me souviens, lui dit Rachiga, ton autre cousin, le Gentil Loup aux grandes dents qui était avec le Petit Chaperon rouge et qui préférait manger les bonnes gaufres et la confiture de Papi Jean-Claude.

– Mais c’est vrai ! dit Garla. Les bonnes gaufres et la bonne confiture de Papi Jean-Claude !

– J’en ai déjà mangées, dit Moutir, toujours aussi affamée. Les gaufres et la confiture de Papi Jean-Claude sont un véritable délice…

– Allez, au revoir petit Loup ! Et on t’attendra à La Ferme aux mille lumières.

Le gentil loup les embrassa et leur promit de ne plus aller à la charcuterie… jusqu’a la prochaine fois…

Les Cousines des Trois Petits Cochons, à la manière de Ciné Art Loisir.

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